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   Personnages célèbres > Favre de Vaugelas


Claude Favre (1585-1650)

Seigneur de Vaugelas 
 

Né à Meximieux, il dirigea les travaux de l'Académie Française et publia en 1647 des " Remarques sur la Langue Française " non pour fixer, mais pour régler la langue. Réagissant contre les " latinisants ", il prône le recours à l'usage fondé sur le " bon goût de la Cour et de la Ville " (Académicien français en 1634).

Sa devise " fermeté " " apprendre à la France à bien parler et à bien écrire "

Parler peu et bien le dire. Vaugelas écoutait les autres, et n'appréciait que le beau langage. Il en faisait son miel. Si ce n'est pas là son génie, c'est au moins sa sagesse, et la clé de son oeuvre.

Claude Favre de Vaugelas acheva ainsi ce que Malherbe avait entrepris, en publiant en 1647 : " Les remarques sur la langue Française utiles à ceux qui veulent bien parler et bien écrire ".

Cet ouvrage que saluèrent Boileau et Racine fut l'oeuvre principale de ce grammairien, issu d'une vieille famille d'origine Bressane. Antoine Favre son père devenu, par décision du Duc Charles-Emmanuel, 1er juge mage de la Bresse et du Bugey en Novembre 1584, fait construire " La Rouge ", la maison du " Vaugelas " sur une terre appartenant à sa belle-mère tout près du " Clos Favre ". 

Créé sénateur le 20 Juillet 1587 par Charles-Emmanuel  1er, il achètera à Humberte de Saix, veuve d'Antoine Cadenet, la Baronnie de Pérouges.

Claude Favre est né le 5 Janvier 1585. Il est baptisé à l'église de Meximieux. Instruit par les jésuites dès l'an 1590, il fait un grand profit des langues latines, italiennes et espagnoles. Il est reçu, en séance solennelle du parlement, avec son père et son frère pour être " doctorer " en juin 1602 à l'âge de dix sept ans. jeux de 3d

En 16O7, il entre au service du Duc de Nemours comme " officier domestique ".
Vers 1611, il entame des relations avec le monde des lettres à Paris auprès des maîtres comme Malherbe, Honoré d'Urfé, le cardinal Du Perron ou Monseigneur Coëffeteau. C'est aussi à cette époque qu'il devient un habitué des salons de Madame de Rambouillet. Cette fréquentation lui permet de rencontrer l'élite du Paris cultivé.

Dans la petite cour de la marquise, il trouvait le système de référence sur lequel, il pourrait fonder la pureté de la langue, et les choix du bon usage, puisqu'il y trouvait les meilleurs esprits du temps. Il y rencontra Chaudebonne, Voiture, Boisrobert, Guez de Balzac.

En 1612, Vaugelas faisait partie de l'ambassade qui se rendit en Espagne demander à sa Majesté très catholique la main de sa fille pour le roi Louis XIII. Page du Duc de Nemours, il était passé au service du Duc de Mayenne. jeux de camion

L'Ambassadeur de la reine Marie de Médicis ne sachant pas l'espagnol avait besoin d'un interprète dévoué, sûr, zélé et discret, maîtrisant fort bien la langue espagnole, à chaque instant à ses côtés.

Vaugelas espère que la cour de France fera sa fortune. Cela lui permettrait d'épouser la dame de ses pensées. Il aime les femmes, il les admire, il respecte celles qui l'ont peu courtisé (mais n'aime pas les courtisanes). Il est humble, voire timide avec les dames.

A son retour à Paris, grâce à son ami Antoine des Hayes, il sera désormais considéré comme gentilhomme de la maison du Roi. Le Duc de Mayenne fera entériner cette promotion sans pour cela régler le problème de ses ressources. Il lui faudra attendre 1618 pour que le roi lui accorde une rente annuelle grâce à l'intervention de son père.

En 1624, à la mort de son père, il devient Baron de Pérouges. C'est en 1625 qu'il commence la traduction de " la vie d'Alexandre le Grand " de Quinte Curce. Cette traduction lui demandera vingt ans de travail.
 
C'est en 1626, qu'il rentre au service de Gaston d'Orléans avec une charge d'ordinaire dans la maison.
En 1627, Vaugelas, qui ne touche toujours pas sa pension est criblé de dettes. Ce ne sont pas les gages de mille livres par an qui lui permettent de les rembourser. Il vend sa baronnie de Pérouges à Alexandre de Falaise. Il la rachètera à Maître Claude Mareschal pour la somme de 1200 livres. Gaston d'Orléans, en 1631, en rebellion contre le roi fait perdre à son chambellan Vaugelas, les deux mille livres de pension.

Le Cardinal de Richelieu fonde en 1634, l'Académie Française. Vaugelas est reçu au 32ème fauteuil : le 4 Décembre 1634. Il commence la lettre " A " du dictionnaire en 1639.

En 1647, il publie son ouvrage de référence pour le français " Les remarques sur la langue Française ".
Le 26 Février 1650, Monsieur Claude Favre de Vaugelas meurt d'un mal dont il souffrait depuis plusieurs années. Il disparaît accablé de dettes. Il faudra un arrêt du parlement pour que l'Académie rentre en possession des cahiers du dictionnaire.

" Je m'en vais, ou je m'en vas, car l'un et l'autre se dit, ou se disent "
seraient les dernières paroles de Claude Favre de Vaugelas.

 

 
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