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   Origine à nos jours > IX - XIX siècle


Meximieux était une terre de l'ancien évêché de Lyon. Vers 1070, les archevêques firent bâtir, sur la colline des Pyes, un château ceint de murailles, de fossés et de retranchements divers.

L'abbaye d'Ambronay possédait alors un prieuré à Meximieux, mentionné dès le commencement du XIIe siècle. Un acte de 1478 le situe au lieu dit Maison Bosonne, actuellement Maison du Fouilloux ou le Prieuré. L'église de ce prieuré, dédiée à Saint Jean- Baptiste, était située sur le mollard Saint-Jean, au sud-ouest de la ville. Elle était entourée d'un cimetière. Elle servit d'église paroissiale dont on peut encore consulter certains registres paroissiaux.

En 1270, Louis de Forez, sire de Beaujeu, reconnaissait tenir Meximieux en fief de Pierre de Tarentaise, archevêque de Lyon : la forteresse de Meximieux était alors la possession, alternativement d'année en année, de chacun des deux seigneurs : le sire de Beaujeu et l'archevêque de Lyon

Le 10 Août 1307,  Guichard VIII de Beaujeu en donna la seigneurerie, avec celles de Montmerle et de Montanay, à Humbert, seigneur de la Juliane, son frère, en échange d'Amplepuis et de Claveysoles. Le 13 Décembre 1308, Meximieux fut échangé par Guichard de Beaujeu contre les Brotteaux et des îles qui s'étendaient le long du Rhône, vers Lyon, de divers servis, de quelques droits sur des moulins et de plusieurs ânées de blé. De cette transaction étaient témoins les tenanciers de Meximieux.


Charte de Franchise

Guichard VIII, voulant faire de ce village une ville, agrandit le château fort et accorda aux habitants, au mois d'Août 1309, une charte de franchises et libertés. Mais fait prisonnier à la bataille de Varey, il fut contraint, pour payer sa rançon, d'abandonner la ville en 1327, au dauphin du viennois, qui en fit une dépendance de sa baronnie de Valbonne. Le 13 janvier 1337, Humbert II, le dernier Dauphin de Viennois, garantissait la charte de 1309 :

" les limites des franchises et libertés de la ville de Meximieux sont fixées comme suit : Elles vont de la maison de Guyonnet Villon au mur d' enceinte du château, en passant par la fontaine de Pivarel et la maison de maître Lathong : de là, elles descendent vers la maison de Perret Albert, elles suivent le ruisseau de Surin, jusqu'à la maison de Girerd Urbain et de ses frères, d'où elles rejoignent la maison de Guyonnet Villon, en passant par celle de feu messire Gentil "

Les murs de la " ville close " ne laissaient que deux passages : la porte vers le ruisseau de Surin, et la porte Féoxyde, surmontée de la tour des " Franchières ", non loin de la fontaine de Faroux, sur l'actuelle route de Chalamont. L'agglomération s'étageait alors à flanc de coteau, les mas ou quartiers prenant le nom de familles comme Bovagne, Constantin, Thévenin et Faroux.

A l'intérieur des murs de la cité, l'église Saint-Apollinaire coexistait avec l'église paroissiale Saint-Jean. Non loin de l'église se trouvait l'hospice Saint-Antoine tenu par les religieux pour les soins des malades atteints du " mal des Ardents ", maison qui devint le presbytère jusqu'en 1863. (voir édifices privés)

En mars 1349, le Dauphiné devint l'apanage du Duc de Normandie, futur roi de France Charles V, mais la seigneurie de Meximieux fut cédée à la Savoie en 1355.

Au XVIIe siècle se développa la confrérie des Pénitents Blancs qui, à partir de 1720, se devait de réparer et d'entretenir l'ancienne église-mère Saint-Jean-Baptiste.
 
 
Les routes royales

Sous le règne de Louis XV, les " Ponts et Chaussées " réalisèrent l'ouverture des grandes routes royales. Auparavant, une route venant de Bourg Saint Christophe passait par Pérouges, traversait le Longevent à l'Aubépin par une passerelle ou un gué, montait le chemin de l'Aubépin, prenait la rue du Fouilloux et celle de l'Ancienne Cure.
A l'emplacement de la Croix Estion, elle se divisait. L'une partait à angle droit vers la Plaine et rejoignait une route qui conduisait à Genève, l'autre continuait par la rue du Puits Volant, vers le Favier et Bourg.

La création des routes royales, celles de Lyon-Genève et de Lyon-Strasbourg qui se rejoignaient à Meximieux, a changé le destin de la ville.
Le carrefour devint la " Place Vaugelas " qui sera " Place de la Liberté " à la Révolution.

Fut créée alors la " Poste " officielle, que l'on peut situer, sur la carte de Cassini, au départ de la route de Meximieux-Lyon.
L'importance du trafic explique le nombre des auberges ou relais de chevaux visibles encore dans la ville. En 1760, on comptait treize aubergistes.

Au début du XIXe siècle, sous l'Empire, on créa le bureau de l'octroi qui a perduré à Meximieux jusqu'au 1er Janvier 1935, une halle aux blés dite " Grenette ", une salle municipale, un service de corps de garde pour le passage des troupes.

 

 
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